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ARTE
et les Films
de CUL
ARTE, la chaine franco allemande s'était fait remarquée à ses tout débuts, en programmant "L'Empire des Sens" de Nagisa Oshima a 20h30 ...
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boudu con ! ceux qui ne l'on pas vu, l'ont manqué (: -/
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C'est un film Japonais qui a été produit avec des capitaux français et Européens . Ce film a été, et est toujours interdit d'entrée sur le territoire Américain. Comme quoi, L' "Anti-reste-du-Monde-isme Primaire" est bien vivant aux Etats Unis, et croyez le, pas que pour le cinoche .
Ce qui me plait dans Linux, c'est l'ouverture sur le monde:
Finlandais à l'origine (même si Linus Torvald est obligé de prendre la nationalité américaine, pour gagner sa vie à Los Angeles :-)
Ce sont les Allemands qui fournissent le plus gros effort européen avec SuSE et KDE soutenu discrétement par SIEMENS www.kde.org. C'est quand même eux qui ont inventé l'ordinateur dans les années 20.
On parle d'un soutien de L'assureur AXA au Linux Français Mandrake. Mais les informaticiens français ont déjà beaucoup donné (ext2).
Linux est étudié par les Japonais Sega Nintendo et Sony.
Freemed le logiciel Medical en travaux a démarré en Australie, et la partie francophone est dans les mains d'un médecin Suisse.
Ma liste préférée est Belge http://newbie.linuxbe.org.
La revue US de Linux ne s'y trompe pas, et offre une grande place aux Linux-overseas, ce qui n'enléve rien à Red Hat soutenu par Intel.
Ce que j'attends de Linux, c'est une vision nouvelle de l'informatique,
émanation de toutes les cultures du Monde.
Du Sang neuf ! de l'air frais !!!
Pour le moment je n'ai pas été déçu, mais le
meilleur est à viendre !
Ophtalinux http://www.invivo.net/pub/listservers/medecine-linux
Eric Baronet (alias Nulix le Zieutiste) (24/04/99)
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Notre civilisation, est basée sur la tradition de l'écrit en tant que véhicule de la connaissance scientifique (l'oral étant sur ce point réduit à la seule transcription de l'écrit). C'est d'ailleurs ainsi que nous correspondons dans les logiciels d'e-mail.
L'écrit: une référence indiscutable
L'écrit base la connaissance scientifique pour plusieurs raisons:
c'est une référence indiscutable, il permet de noter les
résultats de mesure, il permet de matérialiser les
démonstrations en mathématiques, il permet de transmettre la
connaissance de manière désynchronisée (en dehors de
tout contact entre le locuteur et l'interlocuteur), et il permet de formuler
des observations et des prédictions.
L'écrit existe parce qu'il y a convention de notation. Il y a plusieurs
langues, mais pour chacune le sens (ou les sens possibles) d'un mot, est
-ou sont- fixé(s).
L'écrit permet une communication non ambiguë: c'est du moins
ce qu'on cherche dans les milieux scientifiques.
La présence de quiproquos, ou de contresens, ou d'interprétations
différentes d'un même terme, est une particularité de
la langue employée notamment au théâtre.
Nous attribuons aux mots un sens par ce procédé que nous nommons
la définition, et que cette définition se fait dans un contexte
précis.
Dans un autre contexte, dont nous sommes à même de définir
les différences par une opération appelée discrimination,
nous sommes capables de redéfinir le sens d'un mot ou d'une expression.
Enfin, face à un phénomène nouveau pour nous et vis
à vis duquel nous observons un certain nombre de caractéristiques,
nous sommes en principe capables de lui "inventer" un nom -le baptiser d'un
néologisme- et lui associer un sens issu de nos observations.
C'est tout l'intérêt de la puissance descriptive de la langue
: limiter l'indicible au minimum.
L'ordinateur manipule des symboles
L'ordinateur, lui, manipule des symboles et non des mots. Ces symboles sont
des références auxquelles est associée une valeur à
afficher : nombre, texte, son, image, vidéo ou association de ces
données.
Par un procédé analogue à celui de la démonstration,
nous sommes à même de demander à un ordinateur de produire
un enchaînement de symboles donné en employant des opérations
que nous lui précisons:
* soit par recherche exhaustive au sein d'un espace de combinaisons (comme
par exemple la solution des chiffres au jeu "des chiffres et des lettres"
ou la recherche exhaustive des 92 positions possibles de 8 reines sur un
échiquier sans capture, solution qui n'a pu être trouvée
que sur un ordinateur malgré deux siècles de recherches de
nos mathématiciens);
* soit par application systématique d'opérateurs de
démonstration comme le font les systèmes de démonstration
automatique programmés par exemple en Prolog.
Il s'agit là d'opérations longues et difficiles pour nous,
de celles qui sont fréquemment employées pour discriminer entre
les plus et les moins intelligents d'entre nous.
Parce qu'il nous semble acquis que les opérations "intelligentes"
sont limitées à ce qui nous parait le plus difficile à
faire, à savoir aboutir à des connaissances "scientifiques".
Et avec les progrès de la physique, tout ce qui est matériel
semblait devoir être déterminé par l'application
d'opérateurs mathématiques élémentaires.
La quête du Graal
Il semblait donc suffisant -quoique nécessaire- de remonter au niveau
élémentaire ("atomique"), pour pouvoir tout modéliser
et tout prédire.
Les fonctions de manipulation des symboles et d'enchaînements des
connaissances, tellement difficiles pour nous, nous paraissaient le Graal
de la quête de l'intelligence mécanisée. Ce qu'avec notre
inconscience d'alors nous avons osé appeler "intelligence artificielle",
et matérialiser sous la forme de "systèmes experts". Nous avons
créé des machines capables de s'auto-organiser, pour planifier
les moyens et les opérations nécessaires à la
résolution d'une tâche, de la même manière que
nous l'aurions fait nous-mêmes. Il n'y avait alors plus de programme:
la machine élaborait le sien propre, de manière à
réaliser selon un schéma optimal (ou sub-optimal : ) ) dans
tous les cas possibles, la meilleure programmation qu'un humain aurait jamais
pu inventer, de manière à s'auto-optimiser pour calculer ensuite
le résultat demandé. Dans le domaine de la recherche
opérationnelle, nous avons même demandé à la machine
de modéliser des situations vis à vis desquelles aucune
connaissance ne nous permettait d'entrevoir une solution fiable et/ou
reproductible a priori. Et l'association homme/machine a permis de produire
des procédés de résolution systématique, fiables,
reproductibles, économiques et optimisés de ces situations.
Nous avons aussi cherché à mettre dans la machine un "code
génétique" soumis aux lois de l'évolution, pour
résoudre des problèmes encore insolubles, sans la moindre
intervention ou participation de notre part.
Et cela a marché.
Nous avions enfin un modèle du fonctionnement électrique du
neurone, hérité des apports de la neurophysiologie: nous l'avons
mis(*) dans la machine. (* le "neurone formel" n'intègre ni les aspects
chimiques ni les caractéristiques temporelles du fonctionnement du
neurone)
Nous avons réalisé des montages qui "apprenaient". Et nous
les avons utilisé avec profit en reconnaissance de formes, et pour
la caractérisation de signaux vis à vis desquels nous ne disposions
pas d'autre appareillage.
La machine mémorisait, apprenait, s'adaptait, s'auto-organisait,
s'optimisait, trouvait les meilleures solutions aux problèmes posés,
trouvait des solutions optimales à des énigmes non résolues,
construisait ses propres programmes, trouvait des méthodes de
résolution nouvelles et efficaces à des problèmes
insolubles, réalisait des travaux impossibles à mener dans
une vie entière, comment ne pas avoir l'impression d'être face
à l'éclosion d'un esprit d'ordre supérieur ?
Les possibilités de la machine étaient limitées par
sa vitesse d'exécution, mais la loi de Moore, scrupuleusement
vérifiée lors des dernières décennies, ne
prédit elle pas un rythme annuel de doublement des capacités
et performances des matériaux employés ?
L'univers ne joue pas au lego
Nous n'avions pas compris que l'univers ne joue pas au lego.
Nous n'avions pas compris que si nous obtenions des résultats justes
et des démonstrations rigoureuses de la part de la machine, nous pouvions
tout aussi consciencieusement programmer sur une machine en parfait état
de fonctionnement, des démonstrations fausses produisant des
résultats erronés.
Nous avions oublié que la machine serait incapable de discriminer
un résultat exact d'un résultat dont l'erreur saute aux yeux.
Parce que la machine affichait des écrits qui pour nous avaient un
sens et parce que nous n'aurions pas fait mieux en rédigeant
nous-mêmes ces écrits, nous ne nous sommes plus vraiment posés
la question selon laquelle la machine comprenait ou non, ce que nous lui
"demandions".
Nous avons négligé de chercher à modéliser les
"comportements humains", sources de flou et d'irrationnel, et qui bien entendu
ne pouvaient soit qu'être des défauts d'un être de raison
pure, soit des artefacts issus de notre cerveau reptilien, traces
indélébiles traduisant l'imperfection issue de notre cheminement
lors de l'évolution des espèces, éventuellement utiles
puisque présents malgré la sélection de l'évolution,
mais en tout état de cause "certainement élémentaires"
à modéliser.
Nous n'avions pas compris que dans l'interaction entre un être agissant
et un monde qu'il ne comprend pas, les situations de satisfaction, de
récompense ou au contraire de frustration, sont des éléments
moteurs de fonctions d'apprentissage bien plus efficaces, surtout si l'attention
d'apprentissage est motivée par l'Amour.
Et que sans cela, notre jouet mécanique serait incapable de discriminer,
d'attribuer un sens, de prendre conscience, ou même simplement de faire
un "mot d'enfant".
Nos textes sont stockés dans les ordinateurs et les mots qui les
constituent peuvent être manipulés par eux.
Nous pouvons même définir des relations entre ces mots, relations
qui reflètent une partie du sens que nous attribuons aux mots dans
l'univers réel.
Nos mots et expressions, sont entre nous une convention de dénomination,
de référence.
Interne à la mémoire des ordinateurs.
Et dont le sens leur est inaccessible.
Comme nous est inacessible le "bon système expert qui te répondrait
avec pertinence"... à moins de disposer d'une secrétaire, bien
sûr !
Patrick Lefebvre (29/11/99) sur la liste FULMEDICO
plefebv@club-internet.fr http://perso.club-internet.fr/plefebv/index.html
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