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Il y a presque trois décennies, le Président de l'époque expliquait aux français que sur les marchés on trouvait de beaux fruits mais pas de bons fruits. Cette réflexion gustative reste vraie, aujourd'hui les fraises sont belles, très attrayantes, mais sans parfum ni saveur.
Depuis la situation a pris une autre dimension chez nos concitoyens, au fil du temps une profonde inquiétude s'est développée vis à vis de l'alimentation. Ils savent que leur nourriture se compose de produits industriels pouvant provenir de toutes les parties du monde, que l'agriculture et l'élevage sont minés par une sauvage concurrence entraînant une course effrénée à la productivité qui implique chimie, biologie, génétique sans trop considérer les dangers réels ou potentiels vis à vis des consommateurs. Tout ceci pour en arriver à des excédents qui déséquilibrent les marchés sans résoudre pour autant la malnutrition ni les famines dévastatrices. L'idéal serait de produire moins mais mieux, en gardant à l'esprit que la sécurité a toujours un prix, et que manger, cette nécessité physiologique demeure un plaisir sain.
S'il y a des solutions, elles doivent être planétaires, organisées au plus haut niveau, avec une surveillance serrée et permanente des producteurs et ainsi protéger la santé des populations.
Nous sommes tous tentés de souffler des orientations de bon sens à l'oreille de nos futurs décideurs européens, par exemple :
Eduquer les populations dès la scolarité afin qu'elles réagissent correctement et appliquent des instructions dans le cas de pollution chimique, biologique ou nucléaire.
Instituer une variation des prix des végétaux et des céréales en fonction de leur teneur en toxiques et pesticides, c'est techniquement possible.
Interdire l'utilisation de produits d'origine animale dans la nourriture des élevages destinés à l'alimentation humaine.
Ecarter d'une certaine distance, les cultures alimentaires des axes routiers, dans le but d'éloigner cette pollution, ceci peut s'intégrer dans les projets d'expansion des jachères.
Eviter que se constitue une alimentation à deux vitesses, comme les spécialistes de la distribution l'encouragent par le biais de différents labels, c'est antisocial et contraire à tout esprit de santé publique.
Jacques Delpuget 06/06/99
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Médecin: une profession privilégiée
Ce n'est certes pas l'avis de notre confrère Helvète, le Dr. G. Pavia, président du Groupement Genevois des Médecins Généralistes. Lisez sa mise au point, publiée par l'excellent www.medecin.ch : "Ces vérités que l'on vous cache". La situation des praticiens dans notre pays ne parait pas très éloignée.
HG 17/07/99
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"La médecine, c'est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l'air d'un larbin, par les pauvres on a tout du voleur." Louis-Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit